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Prison fermée pour agression au couteau avenue du Général-Leclerc à Limoges

« Tout le monde est un peu vengeur, je ne vais pas mentir ». Mamadou Guirassy, ​​19 ans, le reconnaît depuis le box des prévenus. Après avoir reçu une balle dans l’épaule à bout portant il y a quelques mois, affirme-t-il, il a pensé à se venger. « Quand j’ai été blessé dans mon lit d’hôpital, j’ai décidé de lui faire la même chose, c’est humain. »

Le 28 mai, il retrouve son agresseur présumé avenue du Général-Leclerc devant Capricorn. Il est 20h45 lorsque l’ancien Walid, 23 ans, avale un kebab et voit son ami assis pourri de l’autre côté de la rue. Il comprend qu’un danger s’approche de lui. Il se lève et voit Mamadou le sourire aux lèvres, couteau à la main, accompagné de deux amis.

Walid s’enfuit, suivi avant d’être planté dans le ventre à la station-service. « La victime s’est effondrée au fond d’un feu rouge et a vu ses entrailles sortir de son ventre. « Vous auriez pu le tuer ! « Commencez le président du Tribunal.

Sauvagement équipé

Mamadou nettoie le couteau à l’ammoniaque, le cache et se retrouve au commissariat à la fin du week-end. Ce jeudi, le procureur de la République a dénoncé cette loi de représailles alors même que « personne ne connaît vraiment l’origine du conflit », aucune plainte n’a été déposée sur la fusillade et aucune enquête n’a été ouverte.

« Il se fait justice lui-même. Nous ne pouvons pas l’accepter ». Maître Emmanuelle Pouyadoux, l’avocate de la victime, a présenté son client comme « effrayé, affaibli par cette tenue sauvage ».

Maître Lionel Magne, qui représente Mamadou Guirassy, ​​a tenté d’assouplir la peine de trois ans de prison demandée par le procureur. Vaine. Le tribunal a annoncé les trois ans, combinés à une interdiction de détenir une arme à feu pendant 5 ans, une interdiction de rester en Haute-Vienne pendant 3 ans et la levée d’une interdiction antérieure de trois mois.

Placé en garde à vue

Franck Lagier

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