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Près d’Alençon, il a lancé un « gros » pétard lors d’un contrôle routier et s’est enfui avant d’être arrêté.

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L'homme de 40 ans explique qu'il n'est plus le même depuis la mort de sa mère lors des attentats de Marrakech en 2011.
L’homme de 40 ans explique qu’il n’est plus le même depuis la mort de sa mère lors des attentats de Marrakech en 2011. (© L’Orne hebdomadaire)

Il était 18 h le 7 janvier à Valframbert, lorsque le prévenu, âgé de 40 ans, a été averti par un ami de la présence d’un contrôle de la circulation dans la ville. Immédiatement, et laissant son fils de 8 ans seul à la maison, l’homme a pris sa voiture et, une fois sur place, a jeté un très gros pétard allumé aux pieds de la police.

Une poursuite a alors commencé jusqu’à ce que le route de Sées où l’automobiliste a finalement été arrêté.

Ce jeudi 8 avril 2021, au tribunal judiciaire deAlençon (Orne), ce dernier a su s’expliquer. D’abord sur le pétard, puis sa conduite jugée très dangereuse, pour lui-même et les autres usagers de la route. La justice l’accuse également d’avoir un couteau dans son véhicule. En outre, il a conduit sous l’usage de stupéfiants.

Lors de son audition, le défendeur a indiqué:

« Je suis un gilet jaune, je n’aime pas la police ».

L’accusé lors de son audition

Il avait justifié son geste par le fait que les policiers «ne venaient que pour faire des chiffres et qu’il n’était pas opportun d’y effectuer un contrôle».

Mais au bar, ces mots sont plus modérés.

La quarantaine évoque la mort de sa mère pendant la Attaques de Marrakech (28 avril 2011), dont il ne se serait jamais remis.

« Je me sens abandonné par l’Etat. Psychologiquement, ce n’est pas la forme. »

L’accusé à l’audience

Le pétard devait « effrayer » et « déstabiliser » la police « .

Il avoue également une consommation importante de stupéfiants, principalement depuis la mort de sa mère «mais aujourd’hui j’ai tout arrêté».

Son dossier montre 4 mentions.

Pour l’avocat de la partie civile, ces faits sont «inacceptables».

« Seule la haine de la police a motivé l’accusé ».

Avocat de la partie civile

« C’est à la mode de lancer des pétards sur la police », regrette le substitut du procureur.

« Et si le pétard avait explosé dans la main ou dans l’œil d’un policier? »

Procureur adjoint

Incivisme, mise en danger d’autrui, inacceptable: le procureur souhaite faire comprendre à l’accusé l’absurdité de son acte. Et a exigé contre lui 6 mois de prison ainsi que 6 mois de suspension de son permis.

« Il n’a aucune haine en lui », assure l’avocat de la défense.

« Il n’est plus le même depuis la mort de sa mère et il regrette profondément ce geste irresponsable ».

Avocat de la défense

L’homme a voulu s’excuser auprès des trois victimes policières.

Il a été reconnu coupable par le tribunal et condamné à 6 mois de prison avec une période de probation de deux ans et l’obligation de se faire soigner. Son permis a été suspendu pour une période de 6 mois et il lui est interdit de détenir une arme pendant 3 ans.

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