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Franck Limon-Duparcmeur, sculpteur d’effets spéciaux



Certaines communes du pays bigouden sont caractérisées par le label «villes et villages en pleine floraison», tandis que d’autres pourraient être qualifiées de «villes d’artistes», car le nombre de créateurs qu’elles hébergent est important. C’est le cas de Penmarc’h (29). Il n’a certainement pas d’étoile qui glorifie son patrimoine végétal, mais il a une belle variété de créateurs de rêves. Franck Limon-Duparcmeur vient de rejoindre ce groupe amusant.

Une coïncidence, un cadeau de la vie

Il arrive avec sa petite famille en décembre et installe son atelier SFX Penmarc’h au-dessus de la galerie de Jean-Yves Le Marc rue Duguesclin à Kerity. Une arrivée qu’il qualifie de «hasard, don de la vie».

Un travail minutieux entièrement réalisé à la main

Son travail ? Depuis 30 ans, il a pour métier de concevoir et de produire des soi-disant «objets» pour des projets essentiellement artistiques. Fait sur mesure. Ses domaines d’activité? Cinéma, spectacle vivant, art contemporain, photographie, muséographie, recherche scientifique, événementiel … Franck Limon-Duparcmeur sait tout faire. Ou presque. Jugez plutôt: Sculpture (tous formats), formes / plastiques, peinture / couleur, couture, menuiserie, mécanique, assemblage électronique / motorisation, modélisme …

Franck Limon-Duparcmeur crée pour le spectacle vivant, le cinéma ou l'art contemporain
Franck Limon-Duparcmeur crée pour le spectacle vivant, le cinéma ou l’art contemporain (DR)

Autant de cordes sur son arc, nécessaires pour créer des effets spéciaux de maquillage, décoration, accessoires et costumes, reconstruction scientifique, figures, animation stop-motion et animatronique (robots ou créatures animées à distance comme dans « Jurassic Park »)) sont utiles . Un travail minutieux entièrement réalisé à la main. Pas question de rejeter le numérique. «Les deux outils se complètent», souligne Franck.

Apprenez une variété de techniques que je continue à développer

L’homme de 48 ans était nourri au biberon du magazine MadMovies et des productions cinématographiques américaines des années 1980: « ET l’extra-terrestre » ou les « Gremlins ». L’âge d’or de la création et de la subversion pour beaucoup. «À cette époque, il n’y avait pas de plancher de verre. Drew Barrymore, qui joue la petite fille dans ET, est vraiment en larmes, elle a peur du réalisme de la créature », confie la néo-Penmarchais.

Franck Limon-Duparcmeur ici dans son atelier, rue Duguesclin, à Kerity Penmarc'h (29) (Photo Le Télégramme / Steven Lecornu)
Franck Limon-Duparcmeur ici dans son atelier, rue Duguesclin, à Kerity Penmarc’h (29) (Photo Le Télégramme / Steven Lecornu)

Colombie, Cambodge, Maroc, Paris … et Penmarc’h

Avant que l’homme ne débarque en pays bigouden, il a dû beaucoup travailler. Sa carrière professionnelle a débuté à Medellin, en Colombie, en 1992. Là, il est assistant du sculpteur Lucy Correa. De retour en France, Franck effectue un apprentissage des beaux-arts. Il entre ensuite au Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) à Paris, où il participe à l’atelier de mise en forme / préparation de fossiles au sein de la galerie de paléontologie.

(Photo DR)
(Photo DR)

Il effectue des fouilles en France et au Cambodge. «Je fais mes premières sculptures scientifiques», explique-t-il. Puis direction le Maroc. À Rabat, il est devenu le chef de mission pour le moulage du plus grand dinosaure africain, l’Atlasaurus. Après cette expérience au MNHN, Franck travaillera dans une vingtaine d’ateliers différents « pour apprendre un très large éventail de techniques que je développe ». Il installe son premier atelier à Paris dans le 11e arrondissement avant de «traverser la périphérie» pour s’installer à Montreuil. Il y est resté 16 ans avant de retourner au Maroc.

Un atelier maquillage pour Halloween

Au Pays bigouden, Franck et sa compagne Sandrine Bodénès, comédienne de Quimper, s’orientent depuis plusieurs mois. Ils ont pris contact avec la communauté et les acteurs culturels de la région. «La coopération promet d’être riche et passionnante», s’enthousiasme ce polyvalent. L’artiste est étroitement associé au Cap Caval Performance Hall. Pour la soirée de concert d’Halloween prévue le 31 octobre, il propose un atelier maquillage. Dans l’atelier, rue Duguesclin, il y a maintenant de l’effervescence. Le rythme des commandes ne ralentit pas. Franck réalisera prochainement les effets spéciaux de maquillage pour un long métrage de science-fiction. Un projet « ambitieux et toujours secret », admet-il. On ne peut nier qu’elle fleurit à Penmarc’h même sans le label «Villes fleuries».

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