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BeautyTech : 3 questions sur la cosmétique personnalisée

La personnalisation est le résultat de l’émergence des nouvelles technologies, phénomène adopté par la cosmétique, explique à l’AFP Marc-Antoine Jamet, secrétaire général de LVMH (Guerlain, Sephora) et président du pôle de compétitivité de la Cosmetic Valley.

Les cosmétiques personnalisés sont-ils là pour rester ?

La personnalisation a commencé avec les parfums de niche, la série limitée qui est un code du luxe. C’est une tendance qui existait avant la pandémie. Chez LVMH par exemple, chez Guerlain on a vu la personnalisation du flacon de parfum avec un flacon stylisé : on avait le sentiment de ne pas vouloir le même flacon de parfum que tout le monde. Chanel crée une application mobile qui vous indique quel rouge à lèvres vous convient le mieux en fonction de votre tenue vestimentaire. Et maintenant il y a des produits qui sont faits pour vous : big data, tutos et mix commerce digital.

L’objet connecté perçoit l’humidité, l’heure de la journée, j’ajoute où je suis ce que je veux et c’est l’imprimante connectée ou son équivalent qui fait la crème, le masque… Il y a une page « Faites-le vous-même ». Puis la page « Je ne vais pas dans un grand magasin parce qu’il y a beaucoup de monde », la page « Je me fiche de la mode » : tout cela est très évident. Mais il ne faut pas oublier que la tendance principale reste l’imitation, l’envie de regarder. On voit que la pandémie a également entraîné un retour à des valeurs refuges, notamment en Asie. Ce n’était pas le meilleur moment pour lancer de nouveaux produits.

Les nouvelles technologies apporteront-elles un changement de paradigme dans l’industrie ?

Intelligence artificielle, big data, trading en ligne et tutoriels : la cosmétique et la parfumerie ont coché toutes les cases de l’évolution numérique. Que ce soit pour la livraison, pour l’achat, pour le choix de la composition, pour la production. Force est de constater que les parfums et cosmétiques ont trouvé un terrain de jeu : il y a 5 à 10 ans, nous avons vu une vague de nouveaux shoots, qui ont tous sorti un bar crème et une application visage. Les meilleurs ont survécu. Les grands groupes ne s’y intéressaient pas au début, mais ensuite ils l’ont pris.

Quel est l’impact général de la pandémie sur le secteur cosmétique en France ?

En cosmétique, toute la chaîne de valeur se situe en France. Cependant, depuis que nous avons mis moins de produits sur le marché lors de la phase d’étonnement de l’année dernière (la première restriction, ndlr), le début de la chaîne de valeur, la formulation, les tests, tout cet écosystème a souffert. Les PME ont galéré (…) Mais le plan de restauration cosmétique a bien fonctionné. Les locomotives ont repris, lorsque les locomotives ont recommencé à rouler, les PME ont recommencé à rouler après un moment difficile. Il y avait de la solidarité, des précommandes, des facilités de trésorerie.

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